This text is replaced by the Flash movie.

La ballade de Trash




Me revoilà en retard, c’est génétique, il faut croire !
Donc, le 20 mai est sorti « La Ballade de Trash » aux éditions Syros.



Dans ce roman, j’ai abandonné les étoiles et l’espace à mon grand regret. Mais je les ai remplacés par une chanson que j’aime beaucoup : « Janie’s got a gun » de Steven Tyler, chanteur d’Aerosmith, celle-ci accompagne mes héros jusqu’à la fin, comme je l’ai écoutée en boucle pendant toute la rédaction du roman.

L’humanité est clouée sur la Terre qu’elle a dévastée et le monde s’enfonce lentement vers la fin sans que personne n’y puisse quoi que ce soit. D’ailleurs, personne ne s’y intéresse vraiment. Les bons citoyens sont terrés dans des bulles closes qui les mettent à l’abri des rigueurs d’un climat bouleversé et d’une pollution endémique tandis que les ruines des banlieues sont hantées par des bandes de jeunes laissés à eux-mêmes. On ne survit pas longtemps en dehors des Bulles.
Au milieu du chaos, une jeune fille, Trash, tente d’imposer un peu d’ordre et de paix. Avec l’aide de son ami Junk, colosse au passé sombre et mystérieux, elle a réussi à créer un refuge pour nombre de ces enfants perdus. Une fragile lueur d’utopie dans un monde en décomposition, lueur menacée car son instigatrice est mourante : atteinte du Nada4, Trash n’a plus que très peu de temps à vivre.
Voici que Markus, le big Boss des gangs parisiens convoque tous les gangs pour une trêve. Trash, malgré les préventions de Junk et les avertissements d’une étrange gamine aux pouvoirs étonnants, s’obstine à s’y rendre…

C’est un roman jeunesse, bien sûr. Et autant, je n’étais pas sûre d’y parvenir avec Eden, autant désormais, après Trash, je commence à vraiment aimer écrire pour la jeunesse, je pense que je continuerai, si j’en ai l’occasion.
C’est que d’abord, l’exercice n’est pas le même qu’en adulte et les satisfactions d’écrivain qu’on en retire, non plus.
En jeunesse, j’axe mon écriture sur la lisibilité du propos, les relations et l’aventure ; en adulte, je me laisse aller à mes côtés baroques (que je n’ose appeler lyriques sinon je me ferai frapper par ma meilleure amie qui me trouve aussi lyrique qu’un bahut Henri III lasuré). On pourrait dire que je penche, en adulte, sur un côté plus intime de mon écriture, mais ce ne serait pas tout à fait vrai.
Figurez-vous qu’en jeunesse j’ai tendance à oublier de me méfier et parfois, je me dévoile plus que je ne l’aurais voulu.
L’IA Draco d’Eden par exemple a aussi mauvais caractère que moi et les mêmes préoccupations pédago, je ne l’avais pas vu en la créant. Je ne me suis pas encore repérée dans Trash, il faut laisser reposer la pâte, mais je ne doute pas de m’y dénicher un de ces jours, en braillant
« Bon sang mais c’est bien sûr ! Quelle cruche aveugle ! »
Ensuite, si on écrit bien souvent pour les autres, je crains qu’au fond ce soit plus fréquemment encore pour leur parler de soi, même s’il ne s’agit que d’un « soi » concepteur du monde. C’est ce que je fais aussi bien en jeunesse qu’en adulte, je ne cesse pas d’être moi, désolée, vraiment.
Aussi quelle que soit leur naïveté apparente et leur simplicité stylistique désirée (sinon voulue) je considèrerai toujours mes romans jeunesse en général, et Trash en particulier, comme part intégrante de mon travail, au même titre que mes histoires censément plus ambitieuses littérairement parlant.
Et je vous emmerde.
Euh, non.
On la refait.
Et je vous embrasse.

(2) Commenter    (0) Rétroliens   

Stratégies du réenchantement

Bon, pile à l'heure cette fois !
Aujourd'hui, commence la souscription pour mon recueil de nouvelles Stratégies du Réenchantement aux éditions Griffe d'Encre.

 

quatrième de couverture :

 Devant l’insupportable, il est malaisé de se révolter, mais parfois plus encore de se soumettre.

Huit nouvelles sur l’art et les raisons de dire non, huit stratégies pour réenchanter le monde jusqu’à, parfois, le détruire.

 

 

 


Achetez-le, ma belle-mère a beaucoup aimé,ma concierge aussi.


Euh...


Si seulement on pouvait vraiment parler de ses livres comme ça!!
*soupir*
Parce que voyez-vous en vrai, les écrivains, tout ce qu'ils ont à dire sur le monde et l'humain,ou même leur belle-mère, c'est dans leurs textes en général x_x ; ils écrivent parce qu'ils parlent mal dans l'ensemble, paradoxal, hein ?
Sauf Jean-Claude Dunyach qui écrit aussi bien qu'il parle et aussi bien qu'il fait la cuisine, mais Jean-Claude Dunyach est-il vraiment humain ?
Et Philippe Caza qui dessine aussi bien qu'il écrit ?
Sont-ils vraiment humains tous les deux?
Hein?
Je vous pose la question ?
La réponse est OUI !
(Vous constaterez que j'aime bien discuter avec moi-même, c'est plus sûr, je suis toujours d'accord avec moi)
(Euh... en fait non pas toujours)
(CQFD)
En tout état de cause, Jean-Claude Dunyach est humain donc, Philippe Caza aussi ; même s'il m'a demi-promis une photo du fameux Lézard à Gros Seins, Icone Incontournable de la SF, et que cette demi-promesse n'est pas tombé dans l'oreille d'une aveugle...
Euh...
Bref à ces choux incontestables, je veux ici rendre grâce puisque l'un est l'auteur de ma plus belle couverture ever et l'autre, celui de ma plus fine postface ; nichée entre eux deux, je suis bien au chaud.

Rejoignez-nous :)

 

http://forum.griffedencre.fr/viewtopic.php?p=56489#56489

(2) Commenter    (0) Rétroliens   

Je suis en retard, en retard, en retard

L'Enfant-Satellite est sorti le 28 janvier 2010 dans la collection Mini-Soon. Le plus drôle, c'est que le tirage est déjà épuisé chez l'éditeur, donc, sans doute que cette note de blog ne sert à rien...

Enfin, inutile pour l'instant, vu qu'ils sont en réimpression, mais ça ça va viendre ^^, rassurez-vous... (ceux qui étaient inquiets)

 

 

(En partant du principe que les précédentes notes servaient à autre chose qu'à faire plaisir à Mon ManuManu de Fantasy point Freu qui n'aime guère que ses blogs dorment ; ou à donner des nouvelles aux potes qui s'ennuient vers deux heures du matin dans leur chambre d'hôtel morose -- mais connectée -- en Carélie occidentale)

Bon, cela dit, si j'avais voulu faire quelque chose d'utile de mon existence, je me serais engagée à Médecins sans Frontières au lieu de me prélasser devant mon écran pour y coller toutes les fantaisies qui m'y passent par la tête, tout en prenant des airs dolents dès que la fantaisie se fait rare, l'idée sèche et le style pauvre...

( Non non, n'essayez pas de me convaincre de l'utilité fondamentale de l'inutile dans l'existence - qui précède l'essence -- y compris à la pompe de Super U où il vaut mieux s'amener avec une voiture préexistante - je suis déjà convaincue, promis. Témoin : mes dix paires de bottes de couleurs différentes.)

 

Bref, donc mon éditeur est enthousiasmé par le succès inattendu de cette nouvelle collection  après seulement une petite semaine d'existence -- qui précède les sens (interdits, en général) - les six volumes édités sont partis comme des petits pains. Je suis sciée.

Nous sommes cinq à être sciés : Anne Guéro*, Claire Gratias**, Carina Rosenfeld*** et Eric Simard**** , mes illustres voisins de collec, le sont également -- voire plus qu'une forêt canadienne !

(Et pourtant, il y a plein d'essences dans une forêt canadienne !)

 

Cela étant, c'est tout à fait gratifiant de voir saluée une belle et bonne idée : celle de Denis Guiot qui a voulu créer une collection à l'usage des plus petits qui n'avaient pas accès à la SF littéraire, seulement celle des dessins animés, des mangas et des films à grands spectacles façon Avatar.

La SF, c'est mieux de tomber dedans petit, sinon c'est comme l'existence -- qui précède le cens, c'est compliqué de compter des trucs à naître -- c'est plus difficile.

(Oui, non, enfin, je pense que la sf est indispensable à la vie, pas vous?^^)

(Et cette note de Blog est une métaphore réifiée de mon désir de devenir riche et celèbre dans les cours de récré -- à moi les bonbecs !!!)

 

 

 

 

 

* Le grand Vaisseau

** Opération Maurice

***A la poursuite des Hummutes

**** Robot mais pas trop & L'Enfaon

(3) Commenter    (0) Rétroliens   

Ne mangez pas l'enfant dont vous aimez la mère

Je suis bien contente, les gars! Ma première nouvelle a été rééditée, et l'antho dont elle faisait partie avec elle.

Ainsi donc l'Ogre de Ciment strikes back aux éditions Actusf. J'aime beaucoup cette nouvelle, sisi, elle est encore un "poil jeune" mais je l'aime beaucoup, c'est ma première née, après tout.

Je l'ai écrite poussée par Anne Fakhouri, l'anthologiste, (et néanmoins merveilleuse amie et talentueuse écrivain) qui estimait à l'époque que je me fourvoyais dans les épopées pentalogiques en trois tomes avec "Conan like" inside. (Mais un jour je le jure, je la ferai mon épopée de fantasy avec lézards à gros seins, guerrier hypertrophié et hypermétrope sanglé d'une vorpale épée et d'une hache à triple tranchant- voui ils seront dans un monde où la dimension métaphysique exigera un tranchant supplémentaire pour tailler dans le gras des méchants- je déconne. Amen!)

Bref l'anthologie était épuisée, il y a eu retirage, modifications, recorrection et voici le nouveau bébé:

 

 

 

 Ma préférée à l'intérieur ? "les ogres font-ils de bons pères" d'Ida Mars

 

Avec lui, mais gravitant dans le même univers, "le sceau d'Alphonse" parait dans une anthologie, toujours, chez Actusf: Les fées dans la ville.

l'année a bien fini (de ce point de vue là).

 

J'aime vraiment beaucoup la couverture d'Eric Scala, pas vous?

 

 

profitons-en pour vous souhaiter une excellente année à tous et voici mon cadeau :

 



L'Ogre et la Fée

Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut ;
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui.
Elle était, ce jour-là, sortie, et quant au mioche,
Bel enfant blond nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps quand il neige, en décembre
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim.

Quand la dame rentra, plus d'enfant ; on s'informe.
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme :
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?
Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé.

Or c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Jugez ce que devint l'ogre devant la mère
Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin.
Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ;
Adorez votre belle et soyez plein d'astuce;
N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe,
Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien...

 Victor HUGO, Toute la lyre, (1861)

 

(4) Commenter    (0) Rétroliens   

Chasseurs de fantasmes

L'anthologie de SFFF érotique "Chasseurs de fantasmes" que j'ai codirigée en compagnie de Michaël Fontayne va sortir aux éditions Griffe d'Encre à l'occasion des Utopiales. D'ores et déjà, elle est en souscription sur le site de l'éditeur, rabais et jolie carte postale avec rough, amateurs, n'hésitez pas :

filez ici !!

 

 

 

 

Quatrième de Couverture

L’union entre l’Imaginaire et l’Érotisme serait-elle contre-nature ? Pour répondre à cette question, onze auteurs ont volé l’arc d’Éros afin de traquer le sens même des sens, le sens même du sexe. Ces chasseurs d’un « mauvais genre » l’ont poursuivi sur les planètes lointaines où renaît l’humanité et l’amour avec elle, entre les lignes de codes de leurs maîtresses cybernétiques ou sous les plumes de leurs amants ailés, au fond du précipité de leurs philtres d’amour, au cœur des abîmes d’où sourdront l’acmé et la fin, sur les peaux dévoilées où sèche un filet de salive, dans les yeux captivés de leurs compagnons d’extase…

 

 

Sommaire :

  •  Vieillir d’amour - Ayerdhal
  •  Les Éphémères - Jean-Michel Calvez
  •  (R)EVE - Lucie Chenu
  •  La Trace de l’homme - Anne Viélan
  •  Les Langages de la peau - Jean-Claude Dunyach
  •  Il tirait son glaive dans les nues - Leni Cèdre
  •  L’Anémone - ML Schultze
  •  Naufrage - Sable & Sinople
  •  Simulation LOVE - Li-Cam
  •  Thaïs sur la mauvaise pente - Benoît Giuseppin
  •  Les Autres - Christian Vilà
  •  

     

    Cette antho est un très vieux projet, quatre ans déjà, lorsque Magali Duez et Muriel Parmelan fondèrent Griffe, nous avions eu une petite discussion Mag et moi :

    Elle :

    -- Tu n'aurais pas une idée  d'anthologie après les Eléments ?

    Moi : (déjà partante, mais loyale)

    -- Mag, méfie-toi, j'ai mauvais esprit...

    Elle : (sourire en coin)

    -- Pourquoi  crois-tu que je t'ai posé la question à toi ?

     

    Point Taken.^^

    J'ai donc sorti de mon chapeau, ce vieux mien regret  que la sfff ne s'approche pas plus souvent de ce qui, selon moi, est l'une des raisons qui font que la vie vaut la peine d'être vécue : en gros, ce que les êtres humains font lorsqu'ils ferment la porte de leur chambre et qu'ils n'ont pas l'intention de se livrer à une haletante partie de belote coinchée avec handicap.

    Encore que... ça y ressemble parfois, trouvez pas ?

    Michaël Fontayne s'est joint à moi à ce moment-là, d'abord parce que le projet l'intéressait et qu'il nous avait semblé qu'une patte masculine ne serait pas de trop pour aider à bâtir cet édifice, ensuite parce que je suis notoirement un drame organisationnel...

    De plus, le duo que je formais avec une antho érotique ressemblait tout de même à une catastrophe naturelle en quête d'un endroit pour se (re) produire, Michaël arrivait à point pour sortir les gilets de sauvetage et les plans orsec.

    (Et installer un distributeur de capotes).

    Sans lui, nous ne nous en serions jamais sorties. Bisou Michaël.

    Par pure lâcheté, je l'avoue, nous avons décidé de faire cet appel à textes auprès des copains seulement. L'idée de dépouiller (et je pèse mes mots) (environ trois fois par semaine) des centaines de textes pas toujours hors sujet mais éventuellement hors de notre portée conceptuelle, nous ayant fait frémir d'avance (et pas de plaisir anticipé, vous pouvez me croire) nous avons donc commencé à recruter nos "gagneuses" un par une (pardon boys and girls, j'ai pas pu résister, scusez, scusez, pardon, pardon) il y a trois ans.

    Puis nous avons laissé nos futurs auteurs ronronner là dessus, cette antho devait sortir entre les antho eau et feu (bien sûr) nous avions le temps d'y repenser les longues nuits d'hiver...

    C'est là que ça s'est corsé :

    l'an dernier aux Utopiales, nous avons appris qu'un projet similaire se montait chez Actusf.

    Nous avons pris rendez-vous avec Jérôme Vincent d'Actusf pour constater que si nos démarches se rejoignaient, elles n'étaient pas forcément concurrentes car elles avaient de chaque côté leurs propres spécificités. Du coup, dans un de ces grands élans qui redonnent confiance en la nature humaine (Ils sont suffisamment rares dans l'édition pour qu'on les souligne) nous décidons tous d'oeuvrer conjointement à la réussite de nos projets simultanés. Jérôme nous propose d'avancer la sortie du nôtre et de réaliser ensemble la promotion, voire le mariage, de nos deux...(j'allais dire bébés, mais in situ, ça ne le fait pas du tout) majeurs et consentants.

    Il en fut donc ainsi décidé.

    Et c'est chose faite : "Chasseurs de fantasmes" pour Griffe et "69" pour Actusf ont vu le jour, souhaitons-leur longue et heureuse vie ainsi que (évidemment) beaucoup d'enfants !!

    J'en profite pour remercier ici tous les auteurs de "Chasseurs de Fantasmes" pour leur talent d'abord bien sûr et la joie qu'ils nous ont donnée avec leurs textes, mais aussi leur réactivité et leur patience envers nous, car la toute fin de la réalisation de l'antho fut aussi haletante que, disons...

    ... une partie de belote coinchée avec handicap ?

     

     

     

    (7) Commenter    (0) Rétroliens   

    Pic Pic Pic

    Bon, Anne Fakhouri et moi (y'en a quatre autres : Mauméjean, Heliot*, Mourlevat et Alphen*, mais désolée les gars et la jeune dame, je prends pas le café avec vous donc je vous congratule, certes, mais avec ma potesse je me réjouis ;) ) sommes nominées au prix imaginales des collègiens...

    On est contentes

    Anne c'est pour le clairvoyage

    Moi pour Eden 

     

    What else ?

     

    euh... ben mes pronostics ?

    en fait, j'ai tendance à parier Mourlevat, succès inégalé dans les cours de récré depuis dix ans, mais je suis fière, fière, d'être en dessous de son podium et si bien accompagnée :)

    Vala

    Bisou

    (7) Commenter    (0) Rétroliens   

    le Rosny de l'EdeN (à moins que ce ne soit le contraire)

    C'est une bonne semaine, 'trouvez pas ?

    Bon d'accord, la rentrée menace sombrement. On se rend compte que les vacances n'ont rien changé à nos vies de merde, comme tous les ans, on y a cru pourtant. Mais baste, les vacances ne font pas de nous des hommes nouveaux ou des femmes nouvelles, on reste terriblement soi-même et ça, je vous l'accorde, c'est quand même l'horreur.

    Tant pis, Samedi ce sera la quarante-quatrième fois que ça m'arrive, je vais finir par m'habituer.

    N'empêche, j'ai eu le prix Rosny dimanche dernier et quand Tonton Joe (cet homme est un chou) aura trouvé une solution pour récupérer mon schtroumpf de l'espace qu'il a oublié (cet homme est un monstre) j'aurais une jolie statuette de Caza (cet homme est un dieu) sur ma cheminée. Ah non j'ai pas de cheminée. Je sais pas où je vais la mettre du coup. Euh...Voyons, si je vire le nain de jardin fétiche de ma grand-mère (cette femme est le diable) pour poser le schtroumpf sur le plateau en cuivre, est-ce que ça le fera ?

    Et le nain de jardin fétiche j'en fais quoi ? Je vais le mettre à la place du chien de chasse en faïence de mon grand-père (cet homme était un fou) dans le Détroit des Dardanelles (c'est ainsi que nous appelons le couloir qui dessert à la fois la porte sur le jardin, le placard à chaussures et les toilettes, si vous y passiez, vous comprendriez.)

    Bon, il reste à trouver une place pour le chien...

     

     

    Ah oui et EdeN vient de sortir aujourd'hui, SANS le point derrière le A sur la couv'

    Quand je vous dis que c'est une bonne semaine...

    (8) Commenter    (0) Rétroliens   

    EdeN en Sursis

    Je vous avais promis que ça me passerait d'être en retard sur mes parutions, ben voila, c'est chose faite, je vous en parle en avance.

    Le 28 Août 2009 EdeN en Sursis sortira aux éditions Syros.


    C'est ma première tentative en jeunesse et, passées mes premières angoisses métaphysiques (Tin ! je réussirai jamais à finir ce truc !), je suis plutôt contente du résultat et de l'exercice.

    EdeN est sans prétention, j'ai seulement cherché à raconter une "bonne" histoire de sf  (enfin j'espère), pas super originale mais qui pulse et qui embarque sans angoisse et à l'aventure sur "d'autres mondes étranges aux frontières de l'inconnu pour trouver du nouveau" comme disait l'autre aux petites oreilles pointues*.

    Et puis surtout, je me suis bien amusée.

    Parce que je me suis autorisée PLEIIIIIIIN de choses, des trucs que dans ma vie d'écrivain pour grands ben je n'ose pas faire (ouais Anne y'a des comparaisons, foin des métaphores) des ficelles grosses comme des cables d'amarrages (y'a même une méduse géante, si, j'ai osé, la méduse géante) mais que le lecteur est si content de tirer (enfin j'espère), bref EdeN c'est une vraie histoire avec des vrais bouts de nanars dedans bien cachés sous la pâte, (enfin j'espère, vu que c'est ce que j'ai cherché à faire)

    Parce qu'en fait, je me suis dit dans ma tête de pioche : "tu écris pour les jeunes, le jeune est un être étrange qui n'a pas lu Robert Heinlein (et qui, si ça se trouve, ignore jusqu'à son nom, vous vous rendez compte o_o?) alors tout ce qui te paraît évident et aussi énorme qu'un croiseur régulien, ben le jeune lui, il ne connait pas et il ne connaîtra pas parce que personne, sauf tonton Joe, ne relit Alfred E. Van Vogt, alors tu vas essayer de lui en donner un aperçu." (Bon, je ne suis pas allée jusqu'à la combinaison de vol semi transparente pour l'héroïne, on est dans du jeunesse, dites) 

     j'espère que c'est un peu réussi, en tout cas l'intention c'est ça (enfin j'espgloub !!).

     

    Là dessus, j'ai joué à autre chose dans EdeN :

    si on cherche bien on peut retrouver des hommages.

    Le premier qui les trouve tous aura droit à un exemplaire auteur d'EdeN signé de la main de Bernard Werber (vi, je risquerai ma vie pour toi, lecteur, en allant demander à Bernard Werber de me dédicacer mon propre livre, et s'il me tire dessus au blaster lourd et qu'il me rate, je demanderai à Ange qui est gentille ou à Henri qui est tolérant)

     

    bon, des pistes maintenant (non exhaustives, sources pouvant être utilisées à plusieurs reprises):

    Les Tontons Flingueurs

    2001 l'odyssée de l'espace

    Star Wars

    Le Bon, la Brute et le Truand

    Victor Hugo

    Charles Baudelaire

    Isaac Asimov

    John Brunner **

     

     

    Voilà, et je rassure tout le monde : à parution, le fichu point après mon A aura disparu, Nom de Zeus !

     

    Et au passage, un gros merci à Denis Guiot qui a chassé le dragon pendant toute la rédaction de l'ouvrage.

     

     

     

    *En fait, c'était le capitaine Kirk qui disait ça mais j'ai toujours fait partie des masochistes amoureuses de Spock

    (le mec impossible par excellence)

    (alors que Kirk... passons)

     

     

     

    ** cet hommage-ci est extrèmement "subtil"

     ps : y'a pas que des hommages dans EdeN, y'a moi aussi, pas mal, je suis pas très difficile à trouver en fait ^^

    (12) Commenter    (1) Rétroliens   

    May-Day

     MayDay est parue en mars 2009 in anthologie "Les Héritiers d'Homère" aux éditions Argemmios.

     

    Marrant que cette nouvelle déjà ancienne soit sortie pile poil au moment où mon Jason s'enfuyait sur son Argos (non je n'en ai pas profité pour étriper mes gamins, histoire de prouver la force du mythe), lui qui ne lisait jamais mes textes, j'espère qu'il ne tombera pas sur celui-ci d'ici dix ans, il serait fichu d'avoir la trouille (ce qui pose ensuite toutes sortes de problèmes concernant la garde des petits).

    Mes préférées à l'intérieur :

    Pierce’s track : the Maid & the highway  de Nicolas Eustache
    L’Hospitalier de Yan Marchand
    Le syndrome de Midas de Jess Kaan

     

    et toujours parce que Na !

     

    voir d'autres vraies critiques

    http://www.actusf.com/spip/article-7728.html

    (5) Commenter    (0) Rétroliens   

    Parfum d'étoiles

    Parfum d'étoiles in anthologie "Aube et crépuscule" aux éditions Griffe d'Encre, sortie en décembre 2008.

    (Oui je sais, j'ai toujours un métro de retard avec mes parutions, mais ça va me passer, z'allez voir)

    (Le problème avec les antho c'est qu'on connait qu'un texte : le sien, alors avant d'en parler, j'aime autant lire les copains.)

    (Ben vi "les copains d'abord" na)

    (Bon et sachez que mon préféré est Gent Mamie - et non je dirai pas pourquoi, et que le texte d'Elisabeth Ebory m'a plu énormément -pareil sans expli, moi je suis pas critique, j'aime, j'aime pas, point barre)

     

    les critiques, les vrais les voilà :

     http://lautremonde.radio.free.fr/litterature.php?id=277

    http://www.phenixweb.net/ANTHOLOGIE-Aube-Crepuscule

     http://www.actusf.com/spip/article-7239.html

     

     

    et si les pistes de lecture vous interessent, il est à noter que mon fils cadet est autiste, relisez la nouvelle à la lueur de cette info, et demandez-vous de quoi je cause, en fait ^^

    (le truc rigolo, c'est que j'ai vraiment rien vu en l'écrivant, c'est Magali Duez qui me l'a fait remarquer ^^)

    (1) Commenter    (0) Rétroliens   

    Borderline in Eclats de Rêves n° 15

      Une de mes nouvelles assez anciennes, Borderline, est sortie dans Eclats de Rêves n°15 cet hiver. 

    Une belle illustration de Zariel, des voisins sympas (Li-Cam, Nicolas Eustache, Livia Galeazzi, Patrick Duclos, Eric Girold) 

    Que demande le peuple ?

     

     

     

     

     

    (cent balles et un mars voyons!)

    (3) Commenter    (0) Rétroliens   

    Ils sont frais mes auteurs et ils sont chez Album

    C'était à  Toulouse, chez Cathy Martin dans la librairie Album.

    Album c'était BIEN.

    Elle  a une sacrée marquise, Cathy.

     

     

     (non, ceci n'est pas l'Abominable Photo de Nébal; merci à Fabienne Rose)

     

     

    (et non, je n'ai pas gagné de nouveau pseudo trop class, cette fois, mais il s'en est fallu d'un cheveu)

    Moi qui avais peur de me retrouver toute seule cachée derrière une pile de Mangas, combien grand fut mon soulagement de m'apercevoir qu'en fin de compte, ce fut aux Mangas (et quelques spiderman) de se cacher derrière nous.

    Nous.

    Les auteurs frais de Cathy Martin.

    (Lecteur, un adjectif d'une fausseté éhontée s'est dissimulé dans cette phrase, sauras-tu le retrouver?)

    Car frais (Oups, je m'a trahie! Enfer mon masque tombe !) nous ne l'étions guère mais nombreux et fraternels certes, oui, et donc nous étions:

     

    Lucie CHENU pour De Brocéliande en Avalon - éditions Terre de Brume

    (avec laquelle nous avons longuement parlé de chevaux, de virginité, d'anthologies, de choix éditoriaux, de voiles, et de maître Eolas – for ever – et qui m'a vendu la BD érotique de la décennie)

     

    GUDULE pour Le club des petites filles mortes - éditions Bragelonne

    (avec laquelle nous avons longuement discuté ... de rien. J'ai à peine osé lui sourire : la dame est impressionnante.)

     

    Nicolas BALLY pour sa nouvelle dans l'anthologie Vampires - éditions Glyphe

    (avec lequel nous avons déblatéré de... Vampires et des fans des Vampires)

     

    Jean-Daniel BREQUE pour Orphée aux Etoiles, les voyages de Poul Anderson - éditions Les Moutons Electriques

    (qui m'a vendu le quatuor de Jérusalem et l'intégrale de sa production au moins traductrice dans les 20 prochaines années, en appelant au jugement de Dieu, ce qui, vous en conviendrez, est peu fair play)

     

    Sire CEDRIC pour sa nouvelle dans l'anthologie Vampires - éditions Glyphe

    (qui m'a promis de se faire des couettes la prochaine fois qu'on se croiserait pour que je puisse les lui tirer dans le dos - un vieux compte – non pas Comte – à régler.)

     

    Claude MAMIER pour Les Contes du Vagabond - éditions Malpertuis

    (avec lequel nous avons courtement causé car il fut toute l'aprem à l'autre bout de la table mais qui est fort sympathique)

     

    Michelle BIGOT et Christophe SIVET pour leurs illustrations aux éditions Griffe d'Encre

    (avec lesquels au coude à coude en bon petits soldats griffés nous avons dédicacé, dédicacé, dédicacé... argh)

     

    Sébastien BERMES pour ses illustrations aux éditions GLYPHE

    (avec lequel j'ai fumé, fumé, fumé dehors)

     

    Et votre servante.

     

    Dame Estelle VALLS DE GOMIS pour Vampires -éditions Glyphe s'était excusée de ne pouvoir se joindre à nous. Je l'ai regretté car la dame est ma presque voisine dans la vraie vie et que ça m'aurait bien plu de la rencontrer enfin...

    M'enfin.

     

    Il y avait également le triste sire Nébal, à qui je décerne ici le prix de la Pire Photo de Ma Tronche depuis que j'ai réaccepté qu'on retente la chose et qui me fait terriblement regretter ma décision. N'empêche que du coup je suis allée faire un tour sur son blog et que le monsieur parle fort bien des livres en particulier et du reste en général  (en faisant un petit tour par le droit romain, petit tour qui s'est avéré fructueux et jubilatoire pour votre servante - oui, je jubile sur le droit romain; et alors ; c'est quand même plus avouable que le viol de hamster, non? Enfin, je crois...).

     

    Dans le gang des fumeurs, notons la présence remarquée de ma copine Laurence qui a fort bien tenu le choc de ces rencontres du troisième type et que je bisoute ici.

     

    Voilà.

    Je reviendrai.

    Quand je serai grande et que je tiendrai l'alcool.

    Deux petites photos pour graver ça dans le marbre...

     

    Jean-Daniel Brèque, Christophe Sivet, Michelle Bigot and... someone else.)

     

    (Nicolas Bally, Duquenoy, sire C (sans couettes), Claude Mamier)

     

    (9) Commenter    (0) Rétroliens   

    La ligne Spinalienne des Vosges ou "Bonjour, je suis Martin Winckler".

      

                Épinal c'était BIEN.

                 Ils ont une sacrée mirabelle là-bas.

                 (En passant je remercie Tom de la Voûte grâce à qui j'ai gagné haut la main un nouveau pseudo trop class : "Oups, I did it again " .

    J'ai confondu tout le monde avec tout le monde à partir du moment où j'ai quitté ce restaurant.

                  Vous connaissez Pierre Pagel et Michel Pevel ? C'est nouveau, ça vient de sortir, enfin heureusement qu'ils ont du talent tous les quatre - il y avait également Pierre Pevel et Michel Pagel planqués quelque part, consternés- j'espère seulement qu'Alain Grousset me pardonnera un jour... )

    Bref. Ne nous appesantissons pas.

    Oui c'était bien Épinal :

    l'accueil fait à ma Vieille Anglaise fut plus chaleureux que je n'osais l'espérer dans mes rêves les plus fous,

    j'ai papoté avec Tad Williams qui est trop chou et qui vous parle de la pluie avec une poésie toute californienne,

    déliré copieusement avec Gabriel Kopp, mon voisin de stand et de collection à qui j'ai attribué le prix Nébuleux à l'unanimité avec mon faible intérieur  tandis que lui et sa Ford fiesta me gratifiaient de celui du Thon à L'Huile (il est gentil, hein, Gabriel ? Ç'aurait pu être celui de la Morue au Gros Sel),

     livré une bataille mémorable contre le stand d'Actusf à coup de boulettes de papier,

     dansé avec un faune,

    vidé un thermos de café de la taille d'une baignoire,

     pique niqué au foie gras avec Jean-Claude Dunyach et tout le chapiteau d'Épinal,

     fais dédicacer mon livre par l'illustrateur de Karim Berrouka  pour "La Porte" Alain Vallet (ben voui, Christophe Sivet, n'était pas là et j'en avais assez de rater des baleines, pauvres bêtes)  et Alain, adorable, n'a pas moufté et a pieusement graphé des calamars-garous sur les pages de garde de LVA

    mangé de divins chocolats orgasmiques avec Nathalie Legendre (qui est belle, marrante et sexy, pile-poil comme j'aime les filles... quoi, je suis pas la seule?)

    Et parlé de sf, de fantasy, de livres (argh j'en ai acheté une tonne dont l'excellent Glace Noire de Marc Vassart que j'ai dévoré dans le train - mais j'en reparlerai plus tard de ce livre).

     

    Je reviendrai.

    Voilà.

    C'est tout ce que vous y avez gagné tous, à être aussi sympas et indulgents.

     

    Alors, c'est à ce moment-là de l'article en général que l'auteur remercie ses compagnons pour tout ce qu'ils ont fait pour lui, moi je vais faire original, je vais présenter mes excuses :

     

    Donc, dans l'ordre, j'adresse mes apologizes les plus basses à :

     

    Alain Grousset (prix spécial des Regrets Eternels et Circonstanciés)

    Michel Pagel (prix spécial des Lames du Roi)

    Pierre Pevel (prix spécial du Roi d'Aout)

    Laurent Whale (prix spécial de la Pipelette Saoulante pendant Quatre Heures sur l'Autoroute)

    Mélusine & Shigure (prix spécial de La Vanne à la Con qui Vexe Tout le Monde)

    Chris (prix spécial de l'Abandon aux Bords de la Moselle avec un Café Froid)

    Magali Duez (prix spécial de Détends toi Ma Chérie Tout Va Bien se Passer)

    Hélène Ramdani (prix spécial du "Pire Souvenir des Imaginales Par Contumace" )

    Anne Fakhouri (prix spécial de la Pire Dédicace)

    Emmanuel Beiramar (prix spécial d'A Peu Près Tout)

    Marc Vassart, Michel Rozenberg, Nathalie Legendre, Olivier Bidchiren (prix spécial de la Voisine de Stand Hystérique)

     

    J'espère n'avoir oublié personne, mais la liste peut s'allonger, rassurez-vous.

     

    Une petite photo pour graver tout ça dans le marbre :

      

    Le gang de Griffe d'encre...

     

     

     

     

    PS: il reste pas un peu de mirabelle ?

     

     

     

     

     

     

    et donc Extension du Domaine de l'Excuse :

    27/05/ 2008 21h 34

    Andréa J.Forest (prix spécial de la Promesse non Tenue mention Consonne superfétatoire)

    28/05/2008 08h 32

    Don Lorenjy (prix spécial du Moulin Rouge)

    (9) Commenter    (0) Rétroliens   

    La Vieille Anglaise et le continent, novella aux éditions griffe d'Encre

                C'est parti, les gens !

     

                LVA a émergé des abysses, je ne me lasse pas d'en contempler la couverture où s'étale mon nom à moi que j'ai.

                Ego.

                Je.

                Argh.

                C'est pas possib', c'est pas possib'.

     

                Je suis zébu, ou oryx, ou alors impala. Bref un truc qui saute partout gaiement dans la savane (marbrée, de Brossard) en pleurant sa mère d'émotion non contenue - mais pas trop fort parce que la mienne a horreur de la SF. Ne lui dites pas que j'en écris, elle me croit pianiste dans un bordel et occasionnellement danseuse à l'éventail.

                Pourvu que ça dure.

     

                LVA c'est une longue histoire.

     

                 Au départ, je l'ai écrite pour un destinataire inattendu : Roland  C. Wagner qui avait lancé un Appel à Textes "spécial cétacés". Le projet ne s'étant pas concrétisé, je l'ai soumis à Griffe d'Encre, Magali Duez m'a gentiment tapoté sur le crâne et m'a dit " C'est bien ça, ma chérie ! Développe un peu, pour voir.".

                Et... nous voilà ce soir.

    (Ah bon, j'avais dit qu'elle était longue, mon histoire ? Oui, mais y'a deux ans dans ces cinq lignes, si)

     

                Fin de l'historique de navigation.

                Fermez I.E

                Merci.

                ...

     

               Ok, tapez pas, je continue. 

               

                L'inspiration qui a présidé à la naissance de cette histoire est bien plus ancienne que cela.

                En fait, elle date de ma rencontre avec une jeune fille de dix-sept ans, encore américaine en ce temps-là, prenant des notes fébrilement lors d'une sombre affaire de baby-sitter. Elle arborait une expression de concentration féroce sur son visage ingrat.

                 J'étais bien plus jeune qu'elle à l'époque, mais pas assez pour ne pas percevoir le tragique et l'injustice de sa situation. Rien, dans sa très brillante carrière consécutive ne put me faire changer d'avis à ce sujet, et j'en voulus longtemps à son illustre père qui l'avait si mal départagée. Malgré son cerveau haut de gamme, la petite ne pouvait se targuer que d'un corps, au mieux fonctionnel, et de capacités à l'empathie et aux relations sociales réduites à leur plus simple expression. La solitude et la frustration, l'aigreur même, seraient son lot tout au long de sa vie.

                Je n'ai jamais vraiment pu l'avaler. Depuis j'ai pardonné au Papa. Pour l'époque, il avait fait de son mieux, un mieux un peu minable, certes,  presque pire qu'un bien, mais il l'avait fait ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Bien sûr, d'autres avaient réalisé des mieux vraiment meilleurs cependant on conçoit avec ce qu'on a, pas avec ce qu'on voudrait. Bref, il lui fut pardonné.

                Ego te absolvo, Pater.

     

                Il me restait en outre une solution : donner une seconde chance à la gamine. C'est ce que j'ai tenté ici mais croyez-moi, avec son putain de caractère ce ne fut pas chose facile...

      

                 J'espère seulement ne pas avoir fait pire que votre créateur et que votre deuxième existence, votre seconde mort, vous satisferont un peu plus,

    Susan Calvin.

    Et révérence, toujours humble, à Isaac Asimov.

    (6) Commenter    (0) Rétroliens   

    Fata Organa in anthologie la Terre Editions Griffe d'Encre

    Fata Organa est sortie cet hiver dans l'anthologie pour laquelle elle a été écrite, j'en suis très fière, surtout qu'apparemment elle a plu pas mal à ses lecteurs.

    C'est quand même l'idée de base de l'auteur qui écrit pour être lu, hein?

     Alors, à vous tous qui m'avez bien fait plaisir, mon chapeau bas et mes baisers, Lecteurs, Vous sans qui...

    (Courbette, chapeau à plume dans la poussière devant la statue du lecteur inconnu auquel je jure ici de ne jamais lire la lettre de Guy Moquet)

    Bref.

    Et puis Dieu a Dit que je devais avoir un blog, alors je Lui ai répondu:

     "Hélène (Ouais, Dieu s 'appelle Hélène, ça vous défrise ? Crom, c'était déjà pris. Mais des fois, quand même, je l'appelle Magali, Dieu, ça dépend ) tu déconnes!"

    Depuis, aux divers salons, sur le net et dans la vie, les retours sont arrivés. On m'a posé pas mal de questions et deux d'entre elles m'ont scotchée. Je voulais y répondre, finalement il va servir à un truc ce Blog :

    1- Le vécu dans Fata Organa

    -a) Y'en a

    -b) Y'en a aussi (de la pomme)

    -c) J'ai été deltiste par exemple (modeste, je volais comme une poule et avec la même grâce)

    -d) J'ai bien été mariée (mais grâce au ciel, pas à Didier) et les deux Tarés du Vésuve existent (sisi)

    Et voilà c'est tout. Et si ça fait "vrai", tant mieux, c'est quand même le but. Mais bon, non, je raconte pas ma vie dans mes nouvelles, ou alors de façon beaucoup, beaucoup plus vicelarde que ça, mes loulous croyez-moi Wink

    -e) Et euh... en fait, je cracherai pas du tout sur l'idée de coucher avec Rutger Hauer (avec ou sans additifs féériques) mais je vous promets que c'est le dernier truc "vécu" ou "non vécu".

      

    2 - la guerre des sexes dans Fata Organa :

    Eh bien ça, avec ou sans pomme, il n'y en a pas. Oui, 3 mecs sur 4 sont de sombres andouilles dans cette histoire ; oui, 100 pour 100 des nanas sont sympas et marrantes, mais elles l'ont facile : elles sont 1. ça aide de suite pour les stats.

     Il se trouve juste que c'est comme ça. il n'y a aucun symbole. Dans la vraie vie, vous pouvez tomber sur trois crétins puis sur un régiment de clairs intellectuels à l'esprit pénétrant (au moins) et acéré, là, dans Fata Organa, mon Alix n'a pas encore rencontré le régiment. C'est tout. Je ne vais quand même pas être obligée d'en inventer un sympa et drôle à chaque fois pour prouver que je ne suis pas sexiste, un nègre mâle du pentagone en quelque sorte, un mâle politiquement correct...

    Le politiquement correct, comptez pas sur moi pour ça Wink

    J-A D.

    (4) Commenter    (0) Rétroliens   

    ThemeDesign by Fantasy.fr

    Fantasy.fr - La Boutique Fantasy.fr ( Goodies et Toys, Livres, Mangas, South Park, Tim Burton, Dragons, Etrange Noel de mr Jack, Cthulhu, Peluches, Emily the Strange, Hello Kitty... ) - Les News Fantasy.fr ( cinéma, interview, actus, bandes annonces, télévision, littérature, toys / goodies, jeux vidéos, agenda, Harry Potter, eragon, Star Wars... ) - Les Blogs Fantasy.fr - Le Forum Fantasy.fr ( goodies / toys, cinéma / dvd, bd / comics / mangas, jeux vidéo, science-fiction, musiques / V.O. de films )
    Partenaires : Éditions Bragelonne, SciFi, Mauvais Aliens