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Un auteur, une chanson : Hal Duncan (qui est un chou)

bon une irlandaise pour un écossais, ça le fait vraiment pas, hein ?

ben je JURE que je pense à Hal Duncan, chaque fois que j'entends 

Dirty old town o_o

(the Pogues)

I met my love by the gasworks wall,
Dreamed a dream by the old canal;
I kissed my girl by the factory wall,
Dirty old town, dirty old town.

Clouds are drifting across the moon,
Cats are prowling on their beat;
Spring's a girl from the streets at night,
Dirty old town, dirty old town.

I heard a siren from the dock,
Saw a train set the night on fire;
Smelled the spring on the smoky wind,
Dirty old town, dirty old town.

I'm gonna make me a big strong ax,
Of shining steel tempered in the fire;
I'll chop you down like an old dead tree,
Dirty old town, dirty old town.

I met my love by the gasworks wall,
Dreamed a dream by the old canal;
I kissed my girl by the factory wall,
Dirty old town, dirty old town.
Dirty old town, it's a dirty old town.

 

 

 

(et je jure également que j'ai pas envie de coller autre chose qu'un gros poutou sororal à Hal)

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Moi Je 34...

... crois que John Irving a raison :

l'écriture c'est comme la lutte gréco-romaine :

l'important c'est d'être obsédé, et surtout de le rester (obsédé).

 

 

Pas sûre qu'il voulait dire la chose que je comprends jusque dans mes os, mais ça me va bien ;)

Bon, ça manque d'ours dans mes livres... Tiens, je vais en mettre un dans le prochain (et un tricycle, et une batte de baseball Louisville Slugger (ah non ça c'est fait) .

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Moi je 33...

... m'interroge sur le fait suivant :

pourquoi le lait entier disparait-il des rayons et pourquoi conjointement apparaissent des laits demi ou carrément total écrémés AUXQUELS ON RAJOUTE DES VITAMINES o_o ?!!

 

putain quand on voit la différence entre le soit disant lait entier déjà, et le Vrai Lait de la Vraie Vache x_x !!!

 

Mon dieu, je vais mourir sans reboire du chocolat au lait comme quand j'étais petite !! :(

 

 

(c'est rien je rentre des courses)

(je sais pas vous, mais les courses de rentrée ça me fiche un coup  au moral)

 

 

 

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Moi je 33

... me pose une question à la con :

selon vous, c'est quoi l'exact contraire en créature magique d'un zombi ? o_o

 

 

(on ne répond pas "un prof", SVP. D'abord, c'est pas une créature magique, ensuite c'est pas drôle et pour finir c'est pas tellement le contraire parfois)

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Moi Je 32

... viens de rêver cette nuit à mon EMPLOI du TEMPS.

J'ai horreur de ce genre de rêve récurrent.

Surtout que je pressens que ça va faire comme pour le bac (que je repasse tous les ans en juin sans slip et évidemment en mathématiques -- O.5/20 le type était gentil) même, MÊME (!) si je quittais un jour l'E.N. pour devenir dompteuse d'oeufs de canards ou surveillante de manège Mickey à la foire de Trifouizouard-sur Pairpète, je suis persuadée que, trois jours avant septembre, je continuerais quand même à le faire ce putain de rêve !!

 

C'est que l'emploi du temps d'un prof, vous savez, ça change tous les ans. Les autres gens, les normaux, je veux dire, eux ils savent avant de rentrer comment leur vie va s'organiser, nous non. Et ça c'est carrément l'angoisse.

Que va-t-on faire du petit ?

Qui va aller le chercher à l'école ?

(Parce que oui, le prof au bout d'un moment finit toujours, aussi, par être un parent d'élève. Ce qui donne lieu à quelques petites entrevues particulièrement schizoïdes avec les collègues... mmff...)

A quelle heure horrible vais-je être obligée de me lever le lundi ?

Quand est-ce que je pourrai aller faire mon aquagym ?

(Non là je déconne, je mourrais plutôt que mettre les pieds à l'aquagym)

(Sans parler de ce que je pense du simple concept "piscine")

Bref, comment l'année va-t-elle m'être ou très agréable ou franchement fichue, DES LE DEBUT?

Sans compter que l'emploi du temps a généré une coutume relativement sadique au sein de l'E.N. que je n'ai vue enfreindre qu'une fois :

On ne vous donne ce foutu emploi du temps qu'à l'issue de la réunion de pré rentrée, après deux heures de déclarations d'intention et de relais de la bonne parole annuelle ministérielle par le principal ou le proviseur du collège ou du lycée !!

Pour être bien sûr que vous écouterez jusqu'au bout je suppose.

(Ce qui n'est pas une inquiétude inutile : la bonne parole c'est comme la messe c'est chiant, et le prof bizarrement est particulièrement mauvais élève)

 

Sauf que chez moi ça a l'effet inverse : je suis sourde jusqu'au moment où j'ai cette foutue grille entre les mains.

 

Mon dieu, dire que j'aime tellement enseigner !!

Parfois, ça se mérite, je ne vous raconte pas.

 

 

 

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le Rosny de l'EdeN (à moins que ce ne soit le contraire)

C'est une bonne semaine, 'trouvez pas ?

Bon d'accord, la rentrée menace sombrement. On se rend compte que les vacances n'ont rien changé à nos vies de merde, comme tous les ans, on y a cru pourtant. Mais baste, les vacances ne font pas de nous des hommes nouveaux ou des femmes nouvelles, on reste terriblement soi-même et ça, je vous l'accorde, c'est quand même l'horreur.

Tant pis, Samedi ce sera la quarante-quatrième fois que ça m'arrive, je vais finir par m'habituer.

N'empêche, j'ai eu le prix Rosny dimanche dernier et quand Tonton Joe (cet homme est un chou) aura trouvé une solution pour récupérer mon schtroumpf de l'espace qu'il a oublié (cet homme est un monstre) j'aurais une jolie statuette de Caza (cet homme est un dieu) sur ma cheminée. Ah non j'ai pas de cheminée. Je sais pas où je vais la mettre du coup. Euh...Voyons, si je vire le nain de jardin fétiche de ma grand-mère (cette femme est le diable) pour poser le schtroumpf sur le plateau en cuivre, est-ce que ça le fera ?

Et le nain de jardin fétiche j'en fais quoi ? Je vais le mettre à la place du chien de chasse en faïence de mon grand-père (cet homme était un fou) dans le Détroit des Dardanelles (c'est ainsi que nous appelons le couloir qui dessert à la fois la porte sur le jardin, le placard à chaussures et les toilettes, si vous y passiez, vous comprendriez.)

Bon, il reste à trouver une place pour le chien...

 

 

Ah oui et EdeN vient de sortir aujourd'hui, SANS le point derrière le A sur la couv'

Quand je vous dis que c'est une bonne semaine...

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Moi Je 31

... refuse avec la dernière énergie de penser que la rentrée c'est dans à peine plus d'une semaine...

Non c'est vrai quoi, j'ai vraiment trop de boulot.

Comment voulez-vous que je travaille ?

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Worldcon backflashes 2

Je vous ai dit que j’avais HORREUR de l’avion ?
Non ?
Ben, c’est fait.
Je déteste les avions.
J’exècre les avions.
J’abomine les avions.
Les avions sont une insulte à la face de Dieu
(Je sais, venant de quelqu’un qui adore les vaisseaux spatiaux, ça semble un peu contradictoire mais je m’insurge : dans l’Enterprise, y’a pas de trous d’air, ou alors ça se saurait.)
Je ne monte dans un avion que sous la menace d’une arme ou si l’autre terme de l'alternative, c’est 5000 km à la nage.
Si j’avais pu, j’aurais pris le train même s’il avait fallu passer par Vladivostok pour aller à Montréal.
Pourquoi ?
D’abord, un avion ça vibre, eh oui dans certaines circonstances, je hais les vibrations. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.
 Ensuite rien de plus social qu’un avion, votre voisin dort pratiquement sur vos genoux, et je vomis jusqu’au concept de voisinage. personne n'est moins social que moi, même quand je pétule et que je charme comme dirait quelqu'un qui a déjà payé ça...
Ensuite, c’est super long, c’est non fumeur, et - surtout - y’a des bébés dedans.
 (Je fais une allergie aux bébés, constitutive, néonatale, qui ne m’a passé que deux ans en suivant lorsque j’ai eu les miens – un artifice de la nature pour m’obliger à me reproduire. Bon, objectivement il m’arrive, mais pas toujours, de bien aimer – de loin – les bébés des copines. Mais il faut qu’ils soient beaux, sympathiques et souriants ou totalement amorphes, genre coussins, là ça va.)
(Mais je vous rappelle que je ne suis pas une femme respectable.)
Dans les avions, les bébés ne sont ni beaux, ni sympathiques, ni souriants, ni amorphes. Ils sont FURIBARDS !!
 (et j’avoue que c’est l’un des rares instants de notre existence conjointe où nous nous rejoignons sur un truc, les bébés et moi.)
Bref, ils gueulent, tout ce qu’ils savent, sur la tonalité exacte étudiée pour vriller les nerfs des adultes, pendant des heures.
Et du coup, je passe les sept heures incompressibles à hésiter entre la terreur ou la haine, sentiments égalements fatigants sur le long terme.
le hurlement vrilleur est encore un truc de la nature qui sert à éviter qu’on IGNORE les bébés.
Lorsqu'on a le choix entre le meurtre et le biberon, je suppose qu'on se résigne statistiquement plus facilement au biberon.
Quoique, moi...
Bref.
Il arrive toujours un moment en vol où je ne sais plus qui je déteste plus : le bébé à deux rangées derrière moi, ou l’avion autour de nous.

N’empêche, j’ai eu du bol à l’aller comme au retour, même si les bébés me cernaient, j’étais accompagnée. Par Tom Clegg et sa compagne vers Montréal, puis par Eric Picholle et Anouk vers Paris. J’avais donc des phalanges voisines à broyer en cas d’attaque de panique, cela seul suffit à me rasséréner quelque peu en général, je n’ai même plus besoin de passer à l’acte. Ce qui fait que mes quatre voisins successifs ne sont pas rentrés manchots chez eux.
Cela dit, au retour, tandis que je malaxais l’accoudoir avant le décollage, Eric s’est penché vers moi et m’a dit :
— Ça t’aiderait si je te faisais un cours d’aérodynamique qui t’expliquerait pourquoi l’avion vole ?
Ce garçon est adorable mais c’est un E.T. Ou le petit frère de Sheldon.
Ce n’est pas le fait que l’avion vole qui me colle des angoisses. J’ai fait du deltaplane, je SAIS jusque dans mes os que le plus lourd que l’air, ça fonctionne. Je SAIS que les lois de la physique sont incontournables, même pour moi, même par faveur spéciale.
 (Mes seins et la gravité universelle me le rappellent tous les jours).
Cela dit, je sais aussi comment avec un simple deltaplane, juste quelques empans de toile, des tubes et des mousquetons, déjà tout est susceptible de foirer.
Et si je suis athée comme une meute de coyotes, j’ai un petit coin de gnose planqué quelque part entièrement dédié à :
 MURPHY.
Murphy est le seul dieu que je respecte. Il possède un temple de marbre vert virtuel sous mon crâne et sa statue, consciencieusement ornée d’orchidées bleues géantes importées d’Alpha du Centaure tous les matins, ressemble au fils bâtard de Pierre Pevel et de Louis Jouvet, avec Léonard Nimoy en guest star.
Et Murphy lui, il adore les avions.
Murphy ne peut rien contre la physique, c’est déjà ça.
Mais contre l’électronique alors là, pardon, scusez-moi !
J’ai un PC !
(Et je sais m’en servir)
On me la fait pas !
Dans l’électronique, MURPHY s’éclate, en permanence, tous les jours, et à plusieurs millions d’exemplaires.
Et les avions sont BOURRES d’électronique.
Et de PC.
On devrait jamais quitter Montauban.
Surtout avec un PC.
Je me sens particulièrement raisonnable là, non ?

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Moi Je 30

... me fais parfois des grands coups d'Aragon :

 


Mon dieu, mon Dieu, cela ne s’éteint pas
Toute ma forêt, je suis là qui brûle
J’avais pris ce feu pour le crépuscule
Je croyais mon cœur à son dernier pas.

J’attendais toujours le jour d’être cendre
Je lisais vieillir où brise l’osier
Je guettais l’instant d’après le brasier
J’écoutais le chant des cendres, descendre.

J’étais du couteau, de l’âge égorgé
Je portais mes doigts où vivre me saigne
Mesurant ainsi la fin de mon règne
Le peu qu’il me reste et le rien que j’ai.

Mais puisqu’il faut bien que douleur s’achève
Parfois j’y prenais mon contentement
Pariant sur l’ombre et sur le moment
Où la porte ouvrant, déchire le rêve.

Mais j’ai beau vouloir en avoir fini
Chercher dans ce corps l’alarme et l’alerte
L’absence et la nuit, l’abîme et la perte
J’en porte dans moi le profond déni.

 

 ...

(ou de calgon)

(allez savoir)

 

 

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MoiJe 29

... sais désormais la dose exacte de muffins cannelle orange nécessaire pour me caler 24h :

3 muffins et demi.

  Merci à toute l'équipe de l'hôtel Le Pomerol à Montréal (Canada) (parce qu'il y a un Montréal, France, Gers, sisi) qui a bien voulu se prêter à l'expérience.

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Worldcon backflashes

 C'était tout juste superbe.

La nuit était tombée sur la terrasse de Sheryl Curtis vers le Saint Laurent. Les fusées colorées montaient vers le ciel pour éclater en fontaines de flammes des milliers de mètres au dessus de nos têtes tandis que radio canada diffusait la bande son, cymbales et violons, cors et autres cuivres triomphants. Nous haletions d'extase du feu plein les mirettes.

Une cigarette à la main, je rêvais doucement que j'assistais au départ de l'humanité souffrante pour les étoiles dans cette merveilleuse nouvelle de Bradbury (l'été de la fusée, je crois?). Ma voisine, non plus, ne disait mot, et les deux sentimentales souffle coupé communiaient tranquillement dans les joies du sublime à deux balles artificier.

Quand tout à coup, quelqu'un a dit :

-- C'est la bande son de superman, non?

Alors, Lucas Moreno, Laurent Genefort et un troisième criminel de guerre dont je n'ai pas retenu le nom mais qui finira certainement en enfer lui aussi, y'a pas de raison, sont partis dans une conversation concentrée sur les mérites comparés des BO de films depuis une décennie.

JUSQU'A LA FIN DU FEU D'ARTIFICE !

dont ils n'ont certainement pas vu le finale hallucinant parce  que très occupés qu'ils étaient à commenter les choix du sonorisateur, ils TOURNAIENT LE DOS au spectacle.

Foutus intellos, QUE du cerveau, pas de tripes !

 

 

(J'avais promis que je vous ferai payer ça, hein Laurent?)

(Je ne te pardonnerai jamais)

(Et non le fait d'avoir lu Noo en diagonale une fois ne compense pas)

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Worldcon end of the times J4&5 (suite) MON HUGO

à moi que j'ai eu ;)

(parce tant qu'à truster, j'ai aussi eu celui là)

(trois minutes dans les mains)

 

 

 

 

ça en jette quand même^^

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Worldcon end of the times J4&5

Mais où sont passés les Klingons?

Et le lapin géant, et Catwoman, et les Vulcains, les space marines, les chapeliers fous, les mandrake, les Romains roses, les Romuliens, les officiers de Starfleet, les Jaffa, Baal, les martiens bleus, les élèves de Poudlard ?

La dernière fois que j'ai vu le professeur Mac Gonagall, elle filait vers son panel :

" Les dérives de l'Imaginaire, Harry potter : un cas d'école?"

Je suis toute seule dans le palais des congrès désert. Les moquettes bleues interminables succèdent aux moquettes bleues infinies dans l'éclatante lumière kittch des verrières multicolores mais nulle chevelure de fibres optiques ou casque rutilant encorné ne devient prune ou émeraude sous leurs carresses molles.

Il fait un froid polaire dans les salles que seule la clim n'a pas abandonnées. Elle ronronne toujours comme un gros chat invisible et certainement mutant qui me suivrait dans mon errance, et la green room où j'allais m'effondrer de fatigue aux côté de Czerneda, Sherman ou Silverberg se tamise toujours de ses lampes douces pourtant la machine à café est morte, les muffins ou donugts géants n'y tentent plus personne.

je pense à cette nouvelle de Bradbury dans laquelle une maison totalement automatisée continue  à fonctionner et survit des siècles à la mort de ses propriétaires dans l'holocauste atomique.

Une dernière fois le tour du palais : la Worldcon est terminée.

Post coitem mulierem triste.

 

MAIS, bilan provisoire :

ce fut une sacrée expérience !

Outre les copains de toujours avec lesquels c'est tout simplement la vraie vie de renouer, les rencontres ont été extraordinaires et parfois paradoxales.

Paradoxales?

Comment appeler autrement le fait qu'il m'ait fallu me rendre au Canada pour profiter de la finesse, la gentillesse et la délicatesse de Lionel Davoust, des traits assassins invisibles et percutants et l'immense culture de Laurent Genefort (je vais revenir sur le sujet parce qu'à propos il y a quelque chose que je ne lui pas vraiment pardonné) de l'humour ravageur et grinçant de Pierre Pevel ?

ALORS QUE JE LES CROISE TOUS DEPUIS PLUS DE 4 ANS dans TOUTES les conventions françaises? o_o

Hein, dites^^ ?

La petitesse de la délégation française n'a pas été pour rien dans tout ça, bien sîr.

Mais je suis contente également d'avoir mis visage, nom, voix et personne sur les noms de Thibault Salé, Julie / Aibenel et de Jean-Louis Trudel (bon on avait un peu commencé à Epinal mais rien de comparable)

 

Ensuite le fandom mondial (américain surtout) c'est carrément une autre planète, une famille, à peine plus folle que les Martiens de Brown, ils sont seulement fringués un peu bizarre avec des chapeaux à ventilateurs et tellement GENTILS.

 Montréal aussi. Je l'ai répété plusieurs fois : si un jour la France s'abimait dans les flots, je pourrais vivre à Montréal (à condition de couper la clim, de louer un condo  fumeur - un appartement - et de faire mon café moi-même)

 

Il est temps que je rentre : toute cette redoutable affabilité, cette sérénité aimable, pourraient bien être contagieuses...

 

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Worldcon time 5 J4

 Bon aujourd'hui je n'ai eu qu'un panel. Vu l'intitulé et le fait que Neil Gaiman traînait certainement quelque part, on peut considérer que ce panel a été un miracle :

1 les participants : tout le monde était là, Stéphane Marsan, Laurent Genefort, Danielle Martinigol et moi-même. à l'heure en plus.

2 une des règles qui voulait que lors d'un panel francophone le nombre de spectateurs soit légèrement inférieur au nombre de panellistes a été rompue

3 et malgré le sujet personne ne s'est battu

 

(les hauts et les bas de la sf française)

hihi

Nous avons partagé nos expériences, qui d'entre nous connaissait le fandom, se définissait en tant qu'auteur français. Le mot tout d'abord:

autrice écrivaine, écrivatrice ? o_o

moi c'est auteur, écrivain -comme d'ailleurs Laurent - vous le savez.

écrivaine, c'est Danielle;

écrivatrice, c'est Mars, qui était en verve depuis que j'avais parlé de mon premier contact avec la sf française : le début de La Lune Noire d'Orion de Francis Berthelot (ceux qui ont lu ce livre apprécieront l'expression "premier contact" en contexte)

 

-- Comment le sens-tu, Jeanne, m'at-il glissé à un moment.

Et moi :

-- Je le sens biiien, tu penses!

 

(je ne sais plus de quoi on parlait  précisément, sans doute de "l'avenir" de la sf et c'est d'ailleurs sans doute pour cela aussi que je ne me souviens pas du truc exact.)

 

(les hauts et les bas, je vous jure, ça nous avait rendus tout choses, quelqu'un a refusé d'évoquer les dessous, sans doute Mars d'ailleurs, qui depuis la séance de fist fucking collective décrite dans la Lune Noire craignait sans doute que je me livre à une description précise ou m'étale sur la question)

Laurent venait de laisser tomber du bout des lèvres qu'effectivement dans Asimov on ne pouvait que noter la regrettable absence de scénes de fist fucking et qu'il comprenait le choc que j'avais ressenti alors...

(pour mémoire à la parution du livre, j'avais moins de 20 ans et j'avais beau avoir vu quelques loups, celui là était particulièrement hors de ma portée conceptuelle. Ce qui nous amène à une notion très importante pour moi : la portée pédagogique injustement méconnue de la sf - et là je ne déconne pas - injustement méconnue tant qu'elle sert le fun, le fond et l'histoire, pas quand elle se substitue au reste)

 

 

 

Jean-Claude Dunyach (que désormais j'apellerai Papa, puisque j'ai découvert à la worldcon que j'étais sa fille cachée et qu'il m'avait abandonnée aux bons soins de mes parents adoptifs inavoués de peur que je devienne plus tard écrivain de science fiction ainsi que l'avait menacé la méchante fée sur mon berceau. Le pauvre croyait vraiment que la fachiste littéraire que fut ma mère adoptive (donc) me préserverait d'un destin aussi funeste. Mais heureusement que les canadiens sont là, forts de Dolto dans la poche et d'anti squelettes dans les placards -sont pas très fantastiques à la worldcon) et donc un brave Monsieur m'a demandé si j'était bien la fille du talentueux Dunyach, je me suis gardée de le détromper, j'ai donc gagné deux soeurs et une mère d'un zen total, c'est merveilleux)

Donc PAPA est intervenu pour un bref historique d'où il ressortait en gros que la sf française avec une obstination d'ivrogne se serait tenue résolument à l'écart et systématiquement à contre courant des tous les grands mouvements mondiaux (notamment américains) et qu'il ne fallait pas s'étonner si...

bref, tout le monde en a  conclu que de toute façon on demanderait la nationalité canadienne et qu'on se mettrait à écrire de la Bitt Litt et des guides tourisitiques.

(bon, de Mars peut-être, les guides)

 

 

(et là j'ai mangé trois muffins)

(et non je peux pas t'en ramener Anne FoLB dear pasque c'est le cuisinier du pomerol qui les fait mais je te promets de trouver une bakery valable avant de partir )

*(et mon troll? t'es pas chié, ça fait un an que je braille partout que je vais à la worldcon et par ailleurs justement je me perds à Montréal parce que c'est trop logique)

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Worldcon time 4 J3

Journée un peu plus cool en perspective que les précédentes même si le seul panel auquel je dois paraître ce jour-là appartient à la catégorie que j'appelle "colis piégé".

Je m'explique.

Les cent une manières de piéger un panel :

a) le sujet d'abord :

une question mal posée ou involontairement provocatrice et c'est le crash assuré. Mon panel d'aujourd'hui appartient à cette catégorie même si le brio d'Elisabeth Vonnarburg sauva maintes fois la situation.

b) les participants.

Option 1

1a ils ne viennent pas parce qu'ils ne sont pas à la convention.

 1b ils ne viennent pas parce qu'ils sont sur trois panels différents en même temps.

 1c ils ne viennent pas parce que Neil Gaiman fait un panel à côté et qu'ils sont allés écouter.

 1d ils ne viennent pas parce que leur emploi du temps leur indique le panel à l'autre bout du palais des congrès, trois jours plus tard, ils cherchent encore.

 1e ils ne viennent pas parce qu'ils se sont endormis dans la green room ou que georges leur a mis la main dessus

 1f  ils ne viennent pas parce que leur emploi du temps leur a dit que c'était la veille et ils sont repartis furibards de l'inconséquence des autres panellistes.

(Comme nous allons le démontrer, l'absence de public n'est pas un signe probant d'erreur, tout juste celui d'une possible intervention de Neil Gaiman quelque part)

 1g ils ne viennent pas parce que.

1h et suivantes : Neil Gaiman.

 

Option 2

seule la moitié des panellistes parvient à la salle :

 2a  ce sont ceux qui sont tous d'accord, il n'y a pas de débat

 2b il y a l'anglophone et son traducteur mais personne d'autre.

 2c il y a un traducteur et un francophone, ils se connaissent bien et échangent des adresses de restaurant.

 2d le seul panelliste présent était le candide du panel, il repart boire un café

  2e Neil Gaiman est un des deux panellistes, l'autre l'écoute en prenant fébrilement des notes

 

Option 3 : le choix des participants

 3a ils sont trop compétents, personne de normalement constitué ne comprend un traitre mot de ce qu'ils racontent mais eux s'amusent beaucoup

 3b on les a collés là par hasard, le sujet leur échappe complêtement, si la force est avec le panel et que Neil Gaiman est à l'hôtel, c'est le public qui se charge du débatmais il faut savoir que le sujet se détourne insensiblement et qu'au bout de dix minutes, on parle de... Neil Gaiman

 3c quelque organisateur à l'esprit un peu porté au sens de l'humour en vache a rassemblé des gens FAITS pour se foutre sur la gueule

 3d Neil Gaiman

 

Option 4  Le lieu

 4a C'est à l'autre bout du palais des congrès, personne dans l'univers n'est jamais allé aussi loin (sauf Neil Gaiman)

 4b Il y a un panel avec Neil Gaiman avant celui que l'on cherche à atteindre : impossible de traverser la foule.

 4c Il y a un panel avec Neil Gaiman avant celui que l'on cherche, on s'arrête "juste cinq minutes" pour l'écouter

 4d un autre panel truste la salle; parfois pour couronner le tout, Neil Gaiman est dedans.

 

Option 5 L'heure :

C'est trop tôt, tout lemonde dort

c'est trop tard tout le monde mange

c'est pile l'heure du panel de Neil Gaiman.

 

 

Bref, l'ultime façon, vous l'aurez compris, de piéger un panel...

c'est  ?

NEIL GAIMAN

 

D'ailleurs, dans l'après midi, je suivais de loin Laurent Genefort qui se rendait à la présentation des livres brage en anglais, je le vois s'arrêter trois secondes devant la porte ouverte d'un amphi. Et là, sa démarche de vainqueur, son allant et son alacrité molto vivace s'éteignent d'un coup tels des soufflés aux nouilles trop cuites.

Il se décide finalementà rejoindre son panel

Je cours derrière pour ne pas manquer le début. Je m'assoie à côté de Pierre Pevel, nous faisons la foule en délire à nous deux (avec un respect avoué pour la parité)

il n'y aura que nous : le staff brage dans son ensemble finira par visionner les power points préparés avec art et amour par Jean claude Dunyach pour apprendre à utiliser la visionneuse.

 

Dans le panel devant lequel Laurent s'était arrêté, il y avait NEIL GAIMAN et toute la worldcon.

 

 

Sans rire, j'adore Gaiman, Vous avez lu "l'étrange histoire de Nobody Owens"?

 

 

 

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